Accoucher avec ou sans péridurale ?

August 8, 2019

Premières signes d’accouchement sont les contractions, qui s’accélèrent et s’intensifient au fur et à mesure de l’avancement du travail. Ces signes sont assez souvent perçues comme interminables et insurmontables. Face à cette douleur la médecine nous propose un moyen efficace pour atténuer, voire supprimer, la douleur. Vous êtes enceinte et vous ne savez pas encore comment accoucher ? Lisez cet article pour vous informer sur le sujet et pour vous décider.

 

 

 

 

- Accoucher naturellement sans péri

 

- Comment accoucher avec la péridurale

 

- Mon expérience d’accouchement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Accoucher naturellement sans péri

 

De plus en plus nombreuses sont celles qui optent pour l’accouchement physiologique et sans la péri. Leurs motivations sont directement liées à la qualité de la naissance et de la récupération après l’accouchement. Autrement dit les futures mamans souhaitent sentir le bébé descendre et naitre tout en s’appuyant sur la douleur pour être guidée et pousser de manière efficace.

C’est une décision que les femmes prennent très tôt, des fois même avant qu’elles ne soient enceintes. Souvent elles sont influencées par l’expérience d’accouchement de leur mère ou amies. Il faut néanmoins souligner que nous ne sommes pas toutes égales devant la douleur. Chacune vit l’accouchement à sa manière et de façon unique. A savoir que chaque accouchement d’une même femme ne se ressemble pas.

Toutes celles qui souhaitent accoucher sans la péridurale, mais qui souffrent de la douleur et souhaitent l’atténuer un peu, peuvent bénéficier d’autres alternatives. Il existe des méthodes pouvant soulager au mieux les douleurs : la marche, les mouvements circulaires sur une balle de gymnastique, les massages du dos, l’acupuncture, les techniques de respirations ou même des stimulations nerveuses.

Quand les solutions énumérées ci-dessus ne sont pas suffisamment efficaces, il est possible de demander le gaz hilarant (méopa). Ce gaz réduit significativement la douleur ressentie par les femmes pendant l’accouchement grâce à sa composition inoffensive de 50% d’oxygène et 50% de protoxyde d’azote.

A l’hôpital toutes les futures mamans sont obligées de passer en consultation chez l’anesthésiste, même si elles ne souhaitent pas avoir la péridurale. Comme chaque accouchement est unique, personne ne peut imaginer le déroulement exact. Et dans le cas où il y a des complications un anesthésiste peut rapidement intervenir pour soulager la douleur de manière efficace.

Il est donc toujours possible de planifier un accouchement sans péridurale et en cas de complications (la durée de travail trop longue, mauvaise position du bébé, douleur insupportable, etc) vous pourriez toujours changer d’avis et bénéficier de la péridurale.

 

 

 

Comment accoucher avec la péridurale

 

La péridurale est un choix personnel de la future maman. Personne n’a le droit de prendre la décision à la place de la femme enceinte sauf les situations exceptionnelles. La péridurale est une injection d’un anesthésiant qui insensibilise de la taille aux pieds et permet de soulager la douleur liée aux contractions. La péridurale est pratiquée par un médecin anesthésiste.

L’injection se fait entre deux vertèbres du bas de dos, dans la zone lombaire, à distance de la moelle épinière. Il est donc possible de rester paralysée ! La procédure est plus ou moins douloureuse. L’aiguille est vraiment impressionnante, car mesure entre 8 à 10 cm. Il existe 2 techniques d’administration de la péridurale : l’injection unique ou la pose du cathéter pour réinjecter de l’analgésique pendant l’accouchement. L’analgésique agit en plus ou moins 15 minutes. La péridurale pourrait être posée jusqu’à l’ouverture complète du col. Mais généralement elle est réalisée seulement jusqu’à 6-7cm dilatation du col.

Il existe quelques inconvénients de la péridurale. La position allongée ne convient pas à toutes les femmes et sous la péridurale la femme n’a pas d’autres choix (sauf si elle est proposée en ambulatoire). Trop dosée la péridurale bloque la production des hormones liées à l’accouchement et rend la femme plus passive, car supprime le réflexe de pousser au bon moment. Sous l’anesthésie le recours à la ventouse, aux forceps et à l’épisiotomie augmente de manière significative.

 

Gare aux effets secondaires possibles :

- Maux de tête après 12h-24h

- Réaction allergénique au produit

- Frissons et tremblements

- Fourmillements dans les jambes

- Chaleur diffuse dans le bas du corps

- Douleur en bas du dos durant des mois après l’accouchement

 

La péridurale reste quand même le seul moyen de diminuer ou supprimer la douleur durant l’accouchement. Après des heures de travail c’est la solution pour garder de l’énergie pour l’expulsion du bébé. L’anesthésie n’empêche pas l’allaitement. Et elle est 100% remboursée par la Sécurité Sociale !

 

 

 

Petit mot concernant mon expérience

 

Depuis mon plus jeune âge je me préparais pour la douleur que j’allais subir lors de mon accouchement. Je n’ai jamais pris de médicaments pour atténuer mes douleurs de règles (hors j’ai des règles extrêmement douloureux !) ou mal à la tête. Ma maman me disait tout le temps qu’il était important de savoir supporter la douleur et éviter les médicaments. A l’âge de 10-12 ans j’ai eu de sérieux problèmes rénaux : pyélonéphrite et 5 cailloux dans les deux reins. Les douleurs que j’ai dû supporter me pliaient en 10 et me faisaient mordre le sol. Surtout quand mes cailloux sont descendus par la vessie. Les médecins m’ont informé que cette douleur est comparable avec celle d’accouchement.

 

Je partais donc avec une conviction d’accoucher sans la péridurale. Je ne pouvais même pas envisager la médicalisation de mon accouchement ! Pourtant les choses se sont faites autrement…

 

Mon bébé étant très gros, les médecins ont pris la décision de déclencher l’accouchent avant terme. Je me suis retrouver donc avec une intraveineuse le 24 aout 2018 à 8h du matin. Malgré la douleur du travail et des heures qui passaient le col ne s’ouvrait pas. J’ai bougé sur la balle de gymnastique pendant des heures, sans effets. Mon mari ne cessait pas de me masser le dos, surtout en bas du dos où j’avais une forte concentration de la douleur comparable avec des os qui se brisent en continu. C’était peu efficace à long terme. Ma 2me sage-femme m’a proposé le gaz pour atténuer la douleur, mais ce n’était pas une bonne idée ! Ce gaz me donner des tournées, le mal au cœur et difficultés de respirer. J’avais l’impression de planer. C’est après avoir essayé tout ce qui existe pour diminuer la douleur et favoriser l’ouverture du col de l’utérus en vain que l’on a finalement pris une décision qui allait en contradiction avec mes convictions. Au bout de 18h de travail sans évolution significative (ouverture à 4), c’est à 2h36 le 25 aout 2018 que l’on a décidé de mettre la péridurale !

 

J’avais très peur de rater le moment d’accouchement, de ne pas sentir mon bébé sortir, et bien j’avais tort ! L’anesthésie marchait 3h30-4h maxi. Vers 6h20 du matin j’ai retrouvé la sensation de mes jambes et vers 8h le 25 aout 2018 j’ai commencé à me tordre à nouveau de douleur. J’avais un bouton à ma disposition pour injecter l’anesthésie pour calmer la douleur, mais je ne souhaitais plus le faire de peur de ne plus sentir. J’avais accepté la péridurale parce que j’étais trop fatiguée après 18h de travail insupportable et avec le ventre vide (les médecins m’ont interdit d’avaler quoique ce soit, car si ça tournait mal et que l’on passait par la césarienne il était impératif de ne rien avoir dans l’estomac. Sauf qu’au bout de 18H !!! je n’avais plus de force ni pour supporter la douleur, ni pour par la suite pousser et le sommeil allait me rétablir et donner de la force d’aller au bout. Après 3h30 de sommeil j’étais à nouveau au taquet ! J’étais plus que prête pour accueillir mon bout de chou.

 

C’est à 11h que la 3me sage-femme m’a annoncé que l’on allait enfin procéder à l’accouchement ! C’était long, éprouvant, stressant, par le moment même terrifiant… Pendant 28min on me demandait de pousser, je poussais de toute mes forces, comme jamais dans ma vie ! Dans ma tête résonne encore la voix de la sage-femme me disant : « Maintenant tout dépend de vous m’dame ! La vie de bébé dépend de la qualité de poussée ! C’est à vous de jouer… ». Comment après de telles paroles ne pas travailler ? C’est à 11H38 que la sage-femme a appelé en urgence le médecin, pour que cette dernière découvre que mon avait mal positionné sa tête et essayé de sortir le menton devant (position « tête d’ange » a précisé le médecin). Tous les utiles ont étaient utilisés afin de rectifier la position de la tête et de faciliter sa descente : les cuillères, les forceps, la ventouse… Mais le bébé se remettait dans cette mauvaise position. J’étais horrifiée au moment où le médecin a plongé ses deux mains pour aider mon bébé !... Mais je restais calme car tout ce qui comptait à ce moment précis, c’est la vie de mon enfant ! Après cette rectification j’ai pu recommencer à pousser et au bout de 13min on m’a demandait d’arrêter de pousser. « Ça y est, ne poussez plus. Sa tête est sortie ! Quelle chevelure ! Voilà son épaule. Voici la deuxième. Et hop… ». Elles ont déposé mon enfant sur mon ventre. Il avait ses yeux grands ouverts et scrutait les gens autour. Ce moment magique où j’ai oublié toute douleur et l’horreur que j’ai pu vivre les derniers 35h ! Ce petit bout encore relayait à moi par le cordon cogite sur mon ventre, c’est à peine croyable !!! Le médecin a demandé mon mari s’il voulait couper le cordon, mais vu qu’elles étaient toutes inquiètes, il leur a laissé faire. Elles sont sorties de la chambre en toute urgence avec mon enfant et sont revenues dizaines de minutes plus tard avec mon fils qui s’est mis à pleurer. Je lui ai pris sur ma poitrine en lui parlant en ma langue maternelle et il s’est mis immédiatement à téter.

 

La chose incroyable, c’est que tout ce temps le médecin était en train de me coudre et je ne sentais plus rien ! Rien que de voir mon enfant m’a fait oublier toute douleur passée et actuelle. Tout ce qui comptait c’est mon enfant si beau et si fragile.

 

J’ai très vite rétablie ! J’ai eu quelques effets secondaires suite à la péridurale : les frissons et les tremblements durant l’accouchement et la douleur à l’endroit de la piqure par la suite. Les médecins et les sages-femmes très attentifs m’ont rendu pas mal de visites pour vérifier mon état de santé et les effets possibles de l’anesthésie. En 4 jours on nous a laissé rentrer chez nous !

 

Malgré le fait que j’étais opposée à l’idée d’accoucher avec la péridurale, vue les circonstances de mon accouchement et sa durée, je ne regrette pas mon choix final. Car tout ce qui compte, c’est la vie de mon enfant. Ce que j’ai pu apprendre de cette expérience c’est que la péridurale ne vous enlève pas la sensation de passage du bébé à condition que vous vous la fassiez administrer bien avant l’accouchement. La magie de la naissance de mon premier bébé restera à jamais gravée dans ma mémoire.

 

Si vous voulez apprendre davantage sur la péridurale, je vous invite à consulter mon article : Tout sur l’accouchement sous la péridurale.

J’espère que cet article vous a apporté des réponses.

 

N’hésitez pas à partager votre expérience d’accouchement.

 

Alors, avec ou sans péridurale ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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