Ma grossesse – mon combat : la PMA

July 4, 2019

(Partie 1)

Aujourd’hui j’aimerais vous parler d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur : la Procréation Médicalement Assistée.

J’en entendais parler des gens autour de moi de ce recours, mais je n’imaginais pas qu’un jour moi aussi je serai concernée… Comme ça arrive souvent, nous pensons tous que ce genre de problème ne touche que des gens autour.

 

Mon histoire est assez banale. Je me suis mariée en fin juillet 2015 et j’étais persuadée que de retour de notre lune de miel j’allais surement être enceinte. Mais tout ne s’est pas passé comme je l’ai espéré… Le temps passait et toujours rien. Au bout de 8 mois les questions ont commencé à pleuvoir : alors c’est pour quand ? Des nouvelles ? On peut vous féliciter ? etc… Je me suis trouvée piégée dans cet engrenage de questions de plus en plus gênantes venant des deux familles et de l’entourage. J’ai commencé même à éviter mes copines qui me racontais comment c’était soudain et rapide leur grossesse, et surtout ma mère qui me rendais folle avec son insistance et envie d’être grand-mère.  Et la meilleure c’était de mettre en question ma santé à cause de ma corpulence et de mon métier de mannequin, hors je mène une mode de vie très saine et je fais beaucoup de sport.

Sous la pression de la famille et également de la société dans laquelle l’on vit, j’ai dû passer un grand nombre d’examens pour vérifier ma fertilité. C’était une procédure longue et douloureuse. Les résultats des analyses ont montré que tout allait parfaitement bien. Le médecin m’a demandé quels étaient les résultats d’analyse de mon époux. Je n’avais rien à dire, car mon mari n’a jamais effectué un seul examen pour vérifier si le problème ne venait pas de lui. Je n’oublierai jamais les paroles de mon médecin bien stupéfait : « Il faut être deux pour faire un enfant ! Si vous n’arrivez pas à avoir un enfant c’est à deux que vous devez consulter et passer des examens. C’est quand même incroyable que vous vous êtes fait torturé à passer des examens aussi complexes sans même avoir effectué l’analyse de sperme qui ne prend quelques minutes… ». Après plusieurs semaines de discussions mon époux a enfin accepté d’aller voir un spécialiste et le résultat de spermogramme a été plus que concluant ! Le spécialiste nous a parlé pendant un bon moment en utilisant des mots barbares que je ne comprenais pas du tout. Je lui ai posé donc une seule question qui m’intéressait : Peut-on avoir un bébé ? La réponse était OUI, mais vu la qualité de sperme nous ne pourrions pas concevoir naturellement…

 

 

 

Il était nécessaire de passer par la PMA pour avoir notre bébé !

 

-> L’insémination artificielle est la technique d’assistance médicale à la procréation la plus ancienne. C’est la première étape utilisée dans la procédure de la PMA. Cette technique fournit un taux de réussite de 10-15% par cycle de traitement.

Cette nouvelle m’a redonné le sourire ! Je savais enfin que l’on pouvait être parents, peu importe les procédures à suivre et les douleurs à subir. Car pour moi être mère est le sens même de ma vie ! Et porter l’enfant de l’homme que j’aime, de l’homme de ma vie, l’enfant qui portera nos traits de caractère et nos traits de visage est juste un rêve que l’on peut enfin envisager.

 

Après deux longues années de tentatives nous pouvons enfin commencer les démarches pour avoir notre bout de chou à l’aide des médecins. Ma gynécologue, une femme attentionnée et très à l’écoute, m’a conseillé Dr Cornet Dominique qui est connu dans le domaine de procréation médicalement assistée. Tout s’est enchaîné très rapidement. Nous avons eu de la chance car le jour où j’ai passé mon coup de fil une famille venait de quitter la liste des patients car enceinte, et j’ai donc eu mon premier rendez-vous pour dans les deux semaines qui ont suivies. Dr Cornet était formidable ! Il nous a fait refaire des analyses et a prescrit un traitement de 3 mois à mon mari. Apparemment le souci de qualité de sperme était lié à l’oxydation de stress quotidien qui génère l’apparition des métaux lourds qui affecte sérieusement les zozos.

 


-> En France seulement les couples mariés ou concubins vivant ensemble depuis au moins deux ans  et en âge de procréer peuvent envisager l’insémination artificielle. Un formulaire de consentement est à remplir par le couple. Il faut ensuite faire une demande d’entente préalable pour les examens cliniques et biologiques à votre caisse de sécurité sociale et demande de prise en charge à 100%. Seulement 6 tentatives sont envisageables avant de passer à une autre méthode d’assistance médicale à la procréation.

 

Le temps de traitement mon mari s’est installé dans le sud, chez sa mère, afin de diminuer le stress et profiter du soleil. Après de longues hésitations nous avons pris la décision de partir et vivre en Espagne pour 8 mois en espérant de mettre toutes les chances de notre côté pour avoir notre enfant.

 

Et ça a marché !

 

 

 

Nous sommes partis en Espagne le 1er Novembre 2017. Nouvelle vie à Malaga était super séduisante : sous le soleil, les pieds dans l’eau et les poissons fraichement péchés, que demander de plus J Heureusement que notre métier nous permettait de partir loin tout en gardant notre travail.

Fin novembre j’étais de retour sur Paris pour faire mes prises de sain pour trouver le moment de début de l’ovulation pour faire notre première tentative d’insémination naturelle. Le 4 décembre 2017 j’ai reçu le sms de mon médecin qui m’informait que le lendemain c’était le jour J !

 

-> Selon la loi, le matin de l’insémination, l’homme doit se rendre dans un laboratoire spécialisé et agréé par le Ministère de la santé. Le sperme est recueilli après une abstinence sexuelle de 3-5 jours. L’échantillon de sperme est analysé et préparé pour ne garder que des spermatozoïdes les plus mobiles et doit être rapidement transporté dans une seringue vers le lieu d’insémination

 

Mon mari devait passer tôt le matin au Centre d’analyse d’Eylau dans le 17me pour faire le prélèvement de semence et s’est rendu au cabinet de Dr Cornet avec l’échantillon des spermatozoïdes sélectionnés préalablement dans une ampoule dans sa poche. Pour ma part, le docteur m’a demandé de venir avec la vessie pleine pour effectuer l’insémination.

Je n’ai pas fermé de l’œil tellement j’étais surexcitée et impatiente. Toute la nuit je n’ai fait que de réfléchir et de me demander si ça fait mal et si ça marche dès la première fois. Tellement de stress et de questions… Et c’est déjà le matin. Le docteur est venu avec 2h30 de retard suite à une urgence à l’hôpital. Je croyais que ma vessie allait exploser tellement elle était pleine. La secrétaire m’a conseillé de vider la moitié et garder l’autre moitié pour l’opération. Non mais, vous croyez quoi ? Ce n’est pas un robinet enfin ! Si je commence, il m’est impossible d’arrêter avant que ma vessie soit complètement vidée. Bref ! Quand le docteur est arrivé il a pris son temps pour tout nous expliquer en détail. Et ensuite nous nous sommes dirigés vers la chambre où l’opération a eu lieu.

L’insémination artificielle est une procédure rapide mais très inconfortable : le sperme de mon époux a été injecté dans la cavité utérine à l’aide d’une seringue sans aiguille (avec un fin cathéter). Le docteur utilisait l’échographie pour être guidé durant le dépôt des spermatozoïdes dans l’utérus. La procédure rappelle énormément un examen gynécologique. Après l’insémination on m’a demandé de rester allongée pendant 15min et puis j’ai pu enfin vider ma vessie !!! Quel soulagement !!!

 

-> Après l’insémination, il est recommandé que la femme reste allongée 10 à 30 min et elle peut ensuite reprendre une vie normale avec des activités qu’elle a l’habitude d’exercer. C’est 15-18 jours plus tard que le résultat tombe : en absence des règles on réalise en premier temps le test de grossesse et, si positif, ensuite une prise de sang pour détecter de l’hormone hCG pour confirmer la grossesse.

 

Au bout de deux semaines j’ai remarqué des changements très étranges de mon corps : douleur en bas du ventre, les tétons sensibles et légère augmentation du volume des seins… Néanmoins j’ai continué à faire mon sport très intense. Je me rendais bien compte que quelque chose avait changé, car je n’avais plus le même souffle pour faire mes exercices cardios, mes hauts sont devenus trop petits, j’ai commencé à avoir des nausées face aux odeurs. J’avais tellement peur d’admettre la possibilité de la réussite de notre première tentative de peur de porter un mauvaise œil. Et après un long retard de mes règles, 24 jours après l’insémination, j’ai décidé de faire un test urinaire. Je n’arrivais même pas à croire mes yeux ! Pour la première fois depuis les 2 ans et 5 mois le test montre enfin un grand + Je suis belle et bien enceinte !

Je ne trouve même pas les mots pour vous exprimer tout le bonheur et la tendresse qui m’ont rempli à cet instant précis. Les larmes ont coulés le long de mes joues, c’étaient des larmes du bonheur et de soulagement ! Mon mari n’était pas au courant de mon retard des règles et donc il croyait que notre tentative était un échec. Je voulais partager cette belle nouvelle avec le monde entier, mais la peur de perdre ce bonheur si fragile, j’ai finalement décidé de ne rien dire… et de garder cette nouvelle pour moi toute seule. Cela peut vous paraitre bizarre ou injuste envers mon époux, le futur papa. Mais après tant d’années de douleur et d’échecs j’avais sincèrement peur d’annoncer une si belle nouvelle !

Sauf que…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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